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BARNES dans Bilan

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BARNES dans Bilan du 04.02.2021

BARNES dans Bilan du 04.02.2021


Vente de biens de prestige: Genève au plus haut

Les spécialistes de l'immobilier sont unanimes. Avec une centaine de transactions à plus de 5 millions de francs, la cité de Calvin renoue avec les sommets atteints de 2007 à 2010 à Genève.

Par Serge Guertchakoff


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Interview de Gregory Marchand, directeur général de Barnes Suisse, la société de courtage du plus grand groupe immobilier de Suisse romande qui regroupe notamment Gerofinance | Régie du Rhône. Elle compte 19 agences dans toute la Suisse et plus de 60 collaborateurs.

« Nous nous attendons à une forte arrivée de clients étrangers » Grégory Marchand 

Combien Barnes a-t-elle réalisé de transactions de plus de 5 millions en 2020?
Nous sommes autour d’une vingtaine de transactions d’immobilier résidentiel à plus de 5 millions, dont plus de 30%, au-dessus de 10 millions. Ce chiffre est stable, mais un peu en dessous pour les ventes les plus importantes. Cela s’explique aisément. Les clients étrangers, qui achètent habituellement ce type de biens, n’ont pas pu venir en Suisse cette année, mais ils attendent et se renseignent beaucoup. En 2020, le marché a donc été essentiellement suisso-suisse avec des acquéreurs déjà installés dans notre pays.

Qui sont-ils?
Dans cette gamme de prix, il s’agit de personnes ayant déjà un jardin individuel ou une grande terrasse en attique. On ne peut donc pas parler d’effet Covid sur ce type d’objets. Nous avons affaire à des gens qui vivent dans une villa, mais qui, les enfants partis, souhaitent un appartement de prestige plus proche de la ville, ou à des étrangers, locataires en Suisse depuis quelques années, et qui veulent posséder une demeure de qualité pour s’installer durablement.

Quels types de biens sont concernés?
Les villas avec jardin individuel sur la rive gauche du lac à Genève représentent la majorité de nos ventes. Des appartements affichant des surfaces très importantes, en attique, sont également beaucoup demandés, pas forcément en Vieille-Ville puisque les extérieurs y sont très rares.

Et les résidences secondaires?
Cela reste un marché moins important que celui des villes. Néanmoins, on a constaté dans ce segment un effet Covid. Les acquéreurs ont décidé de consacrer plus d’argent à leur chalet puisque, télétravail oblige, ils y passent désormais plus de temps.

Quel est l’avenir de ce segment?
Chez Barnes, nous sommes extrêmement confiants. La Suisse a retrouvé ses valeurs avec une gestion de la crise pragmatique et plutôt libérale ce qui rassure les investisseurs. La qualité de l’enseignement, la sécurité et un climat économique favorable joue en notre faveur même si la fiscalité n’est pas aussi compétitive qu’ailleurs. Nous nous attendons donc à une forte arrivée de clients étrangers dès qu’ils pourront à nouveau voyager.